Stage chargée de communication chez Stellantis : l’expérience de Gloria Tshiodo

Stage chargée de communication chez Stellantis : l'expérience de Gloria Tshiodo

Gloria Tshiodo est une jeune diplômée de la promotion 2022-2023 du Master M2i. Elle a effectué son stage de fin d’études en tant que chargée de communication chez le groupe Stellantis. Elle nous livre son expérience et donne des conseils précieux aux étudiants du master.

Comment as-tu décroché ton stage chez le groupe Stellantis ?

Je l’ai obtenu grâce à l’événement Intern’view qui a été organisé par les étudiants eux-mêmes. L’entretien lors du stage dating était une première prise de contact. Par la suite, j’ai eu un autre entretien avec la manager. J’ai décroché ce deuxième entretien avec deux autres étudiants. J’ai finalement été sélectionnée, avec Agathe Donias qui a également fait son stage chez Stellantis.

Tu as donc eu plusieurs entretiens, comment gérer les différentes étapes d’un processus de recrutement ?

C’est vrai que les étapes pour avoir un stage peuvent être nombreuses. Mais il ne faut pas se démotiver en voyant le nombre d’étapes. Si cela correspond à ce que tu recherches, autant te donner à 100 %. En général, il y a trois entretiens, voire quatre, mais ce n’est pas tout le temps le cas.

Pourquoi avoir choisi le groupe Stellantis et le secteur de l’automobile ?

Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout l’entreprise Stellantis avant de postuler lors du stage dating. C’est vraiment en lisant la fiche de poste que j’ai compris ce que représentait l’entreprise. Je n’avais pas d’appétence particulière pour le milieu de l’automobile, c’était surtout les missions qui m’ont paru très intéressantes et diversifiées. Et je pense qu’en termes d’expérience, les missions sont ce qu’il y a de plus intéressant, peu importe le domaine.

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Lors de son stage, Gloria a eu l'opportunité de tester différentes voitures, dont la nouvelle Citroën ë-C4X du groupe Stellantis.

Avais-tu du télétravail lors de ton stage ? Si oui, était-ce un obstacle pour toi ?

Oui, plusieurs fois par semaine. Cela m’a un peu dérangée au début, parce que forcément, c’est compliqué de créer des liens avec ses collègues quand tu ne les vois que quelques fois par semaine. Le côté humain manquait. De l’autre côté, puisque j’habitais à 1 h 45 de mon lieu de stage, c’était quand même un avantage pour moi. C’était pratique. Il y a forcément des avantages au télétravail. Cela m’a aussi permis de voir que dans mon futur poste, il sera impossible pour moi de ne pas avoir de télétravail.

Quelles étaient tes missions principales en tant que chargée de communication ?

Le poste de chargé de communication englobe beaucoup de choses et les missions varient aussi d’une entreprise à une autre. Chez Stellantis, c’était de la communication 360, donc qui touche un peu à tous les aspects de la communication. La communication se faisait autour de 3 grands axes : 

  • Du CRM (Customer Relationship Management), donc tout ce qui concerne l’envoi de mails aux clients, ou encore les newsletters.
  • La mise à jour du site Internet. Je travaillais souvent avec le siège social à Turin, en Italie. À chaque nouvelle campagne internationale ou nouvelle fonctionnalité, il fallait mettre à jour le site.
  • L’animation des réseaux sociaux faisait aussi partie intégrante de mes missions.

Peux-tu nous décrire une journée-type ?

Je n’avais pas de journée-type à proprement dit. J’avais des missions régulières et d’autres missions plus ponctuelles voire mensuelles. Par exemple, je devais mettre à jour des fichiers Excel pour les marques Peugeot, Opel, Citroën et DS. J’ai effectué cette mission que quelques fois lors de mon stage. De l’autre côté, j’avais d’autres missions qui se répétaient tout le temps, notamment la rédaction de briefs pour les agences de communication. Cela dépendait des périodes, mais en général, je pouvais rédiger des briefs tous les jours.

Quelles sont les missions que tu as le plus apprécié, et le moins apprécié ?

Les missions qui m’ont le plus intéressée étaient en rapport avec la création de contenu pour les réseaux sociaux. Ce sont les missions dans lesquelles il y avait un peu de rédaction à faire.

Je pense que la partie CRM est celle que j’aimais le moins. Mais d’un autre côté, j’ai beaucoup appris, car je ne connaissais pas du tout en quoi consistait le CRM. Le fait que les systèmes qui permettent de mettre en place les campagnes CRM n’étaient pas mis en place, ne m’a pas facilité la tâche. Il y avait un long travail à faire en amont avant d’envoyer les mails aux clients.

Je pense surtout que même les missions les moins intéressantes me serviront par la suite dans tous les cas. Je ne retiens que du positif de ce stage.

Selon toi, quelles sont les compétences et les qualités requises pour être chargé.e de communication ?

Tout d’abord, je dirais avoir un bon sens du relationnel. Dans le cadre de mon stage, j’étais principalement en contact avec les concessionnaires, donc c’était de la communication B to B. Mais indirectement, il y avait aussi de la communication B to C, car on communique pour les clients. Ensuite, la curiosité est un point important. Il faut savoir s’intéresser à son environnement, au secteur d’activité et poser des questions de manière générale. Par rapport au secteur d’activité, les connaissances du secteur ne sont pas tout le temps requises. Cependant, il faut quand même avoir une certaine appétence pour le secteur.

Les compétences rédactionnelles sont importantes pour la création de contenu sur les réseaux sociaux ou pour les newsletters, par exemple. Cela n’a pas été mon cas, mais il est possible de rédiger des articles ou autres contenus écrits. Donc c’est très important d’avoir une bonne orthographe. La maîtrise de l’anglais peut aussi être essentielle dans certaines entreprises. Lors de mon stage, je participais à des réunions avec le siège social en Italie, qui se déroulaient exclusivement en anglais.

Avais-tu des expériences en communication avant ce stage ?

J’ai fait il y a deux ans maintenant, un stage à Séville en Espagne, entre le M1 et le M2. C’était dans une agence de consulting marketing, où j’ai aussi un peu touché à la communication.

Mon autre expérience en communication, c’était pendant le master en tant que chef des réseaux sociaux. Je pense que c’est une expérience qui permet de montrer son investissement. Il ne faut pas hésiter à la valoriser, c’est une réelle expérience à mettre en avant. Je peux dire que cette expérience m’a aidé à décrocher ce stage.

As-tu eu une offre d’embauche après ce stage ?

Alors non, je n’ai pas eu d’offre d’embauche après mon stage. Il faut savoir que les recrutements chez Stellantis se font beaucoup en interne. Le dernier recrutement en externe chez Fiat, remonte à trois ans environ et c’était ma tutrice de stage. De plus, il n’y avait pas de poste à pourvoir dans le secteur de la communication à ce moment-là.

Que fais-tu en ce moment ? Quels sont tes projets depuis la fin de ce stage ?

Après ce stage, j’avais trois plans en tête : effectuer un Volontariat International en Entreprise (V.I.E), trouver un CDI ou reprendre les études en alternance pour avoir encore plus d’expérience. J’ai finalement choisi mon plan C. J’ai repris un master 2 en alternance à l’INSEEC (école de commerce, Paris 10e) et j’occupe donc le poste d’assistante communication et relations presse chez Primark, à Créteil.

Cette fois, mes missions sont différentes par rapport à mon stage de fin d’études. C’est plus de la communication sur l’entreprise. Par exemple, je dois rédiger des articles qui seront publiés dans le rapport annuel de Primark Monde, à Dublin. Le pôle communication est encore petit en France parce qu’il a ouvert il n’y a pas très longtemps, avant tout était à Dublin.

Des conseils à donner aux étudiants pour leur recherche de stage ?

Mon premier conseil serait de ne pas se limiter sur les secteurs d’activité même si on n’a pas de connaissances dans ce secteur. En général, il ne faut pas se limiter ou refuser de postuler pour une offre pour quelques lignes sur le papier qui ne correspondent pas à son profil.

La recherche de stage est fastidieuse, mais tout est question d’organisation. Il faut vraiment penser à tout. Le but est de trouver un stage qui correspond à tes objectifs.

Un dernier conseil, mais très important : se renseigner en amont sur les possibilités d’embauche après le stage. La sécurité de l’emploi en sortie de stage est très importante. À moins d’avoir d’autres projets après le stage, il ne faut pas hésiter lors des entretiens, à demander aux recruteurs les possibilités de CDD ou CDI.

Un grand merci à Gloria d’avoir répondu à mes questions !

 

Cet article a été rédigé par :

Lisa Beaumont

Lisa Beaumont

Cheffe du pôle website, parcours COMM
(M2 M2i 2023-2024)